Guy protestiert hiermit entschieden gegen die unmenschliche und erniedrigende Behandlung der Häftlinge von Reubeus.
Am 19. Juli 2019, wurde Guy nach Reubeus gebracht , sie zogen ihn nackt aus und zwangen ihn sich hinzuhocken.
Guy schreibt in seinem Brief, warum der Direktor solche Maßnahmen zulässt. Absolut inhuman.
Guy fordert ein Ende dieser Praxis, die mit Beleidigungen und
körperlicher Gewalt gehandhabt werden. sie erniedrigen und demütigen die
Insasse
Reubeus ist durch lange Haftstrafen bekannt. Die
Gefangenen sind seit drei,vier, fünf, sechs, sieben, acht Jahren ohne
Gerichtsverfahren dort. Einer von ihnen wurde nach acht Jahren ohne
Gerichtsverfahren gerade erst freigesprochen.
[LETTRE DE GUY MARIUS SAGNA]
Guy Marius Sagna 30/07/2019
Mandat de dépôt 19/07/2019
Chambre 36
Monsieur le directeur,
Recevez d'abord mes salutations, et au-delà de votre personne, toutes
les forces de défense et de sécurité. Je vous présente à tous mes
condoléances suite à l'assassinat du gendarme Tamsir Sané à Koupentoum.
Cet assassinat montre à nouveau que le Frapp a raison de dénoncer les
conditions de dénuement dans lesquelles policiers, gendarmes, militaires
agents des eaux et forêts, sapeurs-pompiers, etc., travaillent. Et ces
conditions scandaleuses sont le résultat du pillage par l'impérialisme
et son valet le Président Macky Sall, du Sénégal.
Ce même
pillage impose des conditions de travail inacceptables à
l'administration pénitentiaire : sous-effectif, salaires dérisoires,
lieux de détention surpeuplés, etc. .
Ce même pillage est une
véritable machine qui crée l'analphabétisme, la pauvreté et ses
conséquences que sont le banditisme et le crime.
Voilà pourquoi
monsieur le directeur, agents de l'administration pénitentiaire et
"jailman" ne doivent pas être ennemis mais comprendre qu'ils sont des
frères et des sœurs opprimés d'un même système néocolonial.
Je
viens par cette présente lettre protester énergiquement contre le
traitement inhumain et dégradant infligé aux détenus de Reubeus.
Le 19 juillet 2019, en entrant à Reubeus, vos agents m'ont déshabillé,
m'ont gardé tout nu pour me fouiller en plein air. Ensuite, ils m'ont
contraint de m'accroupir tout nu.
Directeur, comment pouvez-vous
accepter qu'en 2019 vos agents traitent ainsi des êtres humains ? Les
détenus sénégalais sont-ils des êtres humains et citoyens entièrement à
part ?
Monsieur le directeur, je demande la fin de cette pratique
qui, avec les insultes, les violences physiques, ..., ne participent
qu'à dégrader, humilier des êtres humains.
Monsieur le
directeur, Reubeus est gangrenée par les longues détentions. Des détenus
sont ici depuis trois, quatre, cinq, six, sept, huit ans sans jugement.
L'un d'entre eux vient d'être fraîchement acquitté après huit ans sans
jugement. Cela ne peut plus durer.
En attendant le règlement de
ce problème, monsieur le directeur, les chambres 9, 10, 3, 4, 1, 2,
ressemblent à des cales de négriers. Plus de 300 détenus dans une
chambre avec une ou deux toilettes !!!
Ces détenus se
reconnaissent de loin avec leur odeur nauséabonde et leurs pieds enflés
du fait qu'ils ne se douchent pas et ne se couchent pas.
C'est inhumain !!!
Comme si cela ne suffisait pas, les détenus sont volés au télécentre et
à la boutique où les prix d'un appel ou des marchandises sont beaucoup
plus chers. Les détenus sont opprimés et exploités : Sept (07) minutes
de communication (orange) coûtent 1.000 fcfa. Et si la communication se
coupe après quelques secondes, le détenu perdra toutes ses sept (07)
minutes. Cela doit faire pâlir de jalousie le capitalisme. À
l'infirmerie, il n'y a que du paracétamol et des antibiotiques. Cerise
sur le gâteau, il y a une cuisine pour les "jailman" et une autre pour
vos agents.
Avez-vous déjà vu un bol de "jailman" ou goûté à son contenu, monsieur le directeur ???
En 2016, les détenus se sont rebellés contre toutes ces graves
conditions. Le feu fût ouvert sur les détenus. La bête immonde est
encore féconde, monsieur le directeur.
Veuillez agréer, monsieur le directeur de la maison d'arrêt de Reubeus, l'expression de mon plus profond respect.
GUY MARIUS SAGNA